CELEBRATION DE L’AÏD EL-KEBIR 2020 – A l’unisson

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Contrairement aux années précédentes, la fête de l’Aïd el-Kébir, communément appelée Tabaski, sera célébrée le même jour par l’ensemble de la communauté musulmane sénégalaise. A l’unanimité, la Coordination des musulmans du Sénégal, tout comme la Commission nationale du croissant lunaire (CONACOC) dirigée par Mourchid Iyane Thiam, commémorent la «fête du mouton», demain vendredi 31 juillet, lendemain de la prière d’Arafat.

L ’Aïd El Kébir communément appelée Tabaski, sera célébrée cette année à l’union au Sénégal. Après plusieurs années de division où chaque communauté apercevait «sa» lune et célébrait sa fête selon son entendement, cette fois ci, les musulmans sénégalais vont fêter ensemble la Tabaski. Ce sera demain vendredi 31 juillet. Une chose devenue paradoxalement très rare qu’elle mérite d’être relevée.

Après la sortie de la Coordination des musulmans du Sénégal retenant la date du vendredi 31 juillet pour célébrer la Tabaski, suite à une observation du croissant lunaire, la Commission nationale d’observation du croissant lunaire, dirigée par Mourchid Iyane Thiam, a aussi procédé au même rituel. C’est ainsi que, Iyane Thiam et ses collaborateurs ont soutenu que la lune a été aperçue dans plusieurs localités du pays. Ce qui voulait dire, selon eux, que le mercredi 22 juillet correspondait au 1er jour du mois de Dhou alhijja. Ainsi donc, l’ensemble de la communauté musulmane du Sénégal va célébrer la fête à l’unisson, le lendemain de la prière d’Arafat au lieu Saint de l’Islam (La Mecque), reconnu cette année comme la veille de la Tabaski.

A noter que, dans la tradition musulmane, l’Aïd el-Kébir commémore la soumission d’Ibrahim à Dieu. Dans le Coran, il est indiqué que ce prophète (Abraham dans la Bible) a reçu dans ses rêves l’ordre divin de sacrifier son fils, Ismaël. Celui-ci, élevé dans la foi, accepte d’être immolé par son père. Mais au moment où il tentait d’égorger son fils, l’archange Jibril (Gabriel) envoyé par Dieu, lui substituait au dernier moment l’enfant par un bélier. En souvenir de cet épisode, les musulmans sacrifient un animal (mouton, chèvre, bovin), selon les règles en vigueur.

Jean Michel DIATTA | SUDONLINE

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