AGRICULTURE, SANTE, EDUCATION, TRANSPORT PUBLIC TERRESTRE – Des secteurs à repositionner

0
171

Une réorientation de la priorité gouvernementale suppose des investissements conséquents dans les secteurs agricole, sanitaire, de l’éducation et du transport publique terrestre. Ce n’est qu’à cette condition que l’émergence ne serait un vain mot. C’est l’invite faite par l’économiste et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Meissa Babou

Dans un contexte de covid-19, où la relance économique est à la fois défi et urgence pour les pouvoir publics, l’agriculture, l’éducation, la santé et le transport public terrestre doivent être très sérieusement soutenus par l’Etat aux fins de relever le défi de l’émergence à l’horizon 2035. C’est ce, à quoi invite l’économiste et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Meissa Babou : «Le Sénégal aspire à l’émergence, qui est différent du développement, englobant un tout homogène. Il doit réviser ses priorités dans les secteurs comme l’agriculture, la santé, l’éducation et le transport public terrestre pour espérer devenir pays émergent».

Tous ces secteurs, ajoute-t-il «ont un impact réel et direct dans le vécu quotidien des citoyens». Donc, «Il faut une réorientation des priorités gouvernementales pour espérer arriver à l’émergence à l’horizon fixé». Faute de quoi, «nous serons toujours un pays sous-développé».

Pour ce qui est de l’émergence proprement dite, il précise que «le terme émergence veut tout simplement dire réussite totale dans un secteur, voire deux au meilleur des cas». Or, dans ce pays, «nous sommes très loin d’un des secteurs précités». D’où, l’appel à une «réorientation de la priorité gouvernementale».

Etayant son analyse, il cite en exemple l’Inde, l’un des pays les plus pauvres au monde mais qui dans les années 2000, «a amorcé une transition technologique sans précédent qui lui permet aujourd’hui de compter parmi les puissances mondiales dans le domaine de l’économie numérique et des Techniques de l’information et de la communication (Tic)».

Selon l’enseignant en économie «Aujourd’hui, le ministre de l’Economie et celui de l’Agriculture doivent sortir et dire au Sénégalais comment ils entendent piloter cette politique de relance économique. Mais, jusqu’ici, mystère et boule de gomme». Par exemple poursuit-il: «Le chef de l’Etat dans sa dernière sortie parlait de 20 milliards de FCFA alloués au secteur de l’agriculture. Sur ce, les Sénégalais doivent comprendre ce qui sera fait de cet argent notamment pour l’autosuffisance en riz…».

Jean Pierre MALOU | SUDONLINE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here