PR MOUSSA SEYDI SUR LES CHIFFRES DE LA COVID – «Il n’y a pas de cachotterie sur les cas et décès»

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Beaucoup de gens douteraient de la véracité des chiffres que publie le ministère de la Santé et de l’Action sociale relatifs à la pandémie de la Covdi-19. Sauf que pour le Chef du Service des Maladies infectieuses de l’hôpital de Fann, le Professeur Moussa Seydi, ces chiffres sont fiables et les services d’Abdoulaye Diouf Sarr ne cachent rien du nombre de personnes infectées tout comme de celui des décès de la Covid-19. Invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 9 août, il a, par ailleurs, exprimé toute sa sérénité, malgré la propagation de la pandémie dans le pays.

Le doute qui subsiste chez certains Sénégalais, concernant la fiabilité des chiffres communiqués quotidiennement par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale, ne se justifierait pas et il n’y aurait aucun mystère autour des cas positifs et des décès liés à la Covid-19. Ces assurances sont du Chef du Service des Maladies infectieuses de l’hôpital Fann. Invité de l’émission Objection de la radio privée Sud Fm d’hier, dimanche 9 août, le Professeur Moussa Seydi a laissé entendre, en direction de ceux qui ne croient plus aux données communiquées, «qu’il n’y a pas de cachotterie du ministère de la Santé en ce qui concerne le nombre de cas et le nombre de décès».

Se fondant sur les retours obtenus de ses points focaux, il assure que les services d’Abdoulaye Diouf Sarr communiquent «de manière transparente» sur le nombre de cas positifs et le nombre de décès. Sur ce point, il dira que «les chiffres du Sénégal sont fiables». Le président du Comité scientifique Covid-19 du ministère de la Santé, et non moins responsable de la prise en charge des malades atteints par le nouveau coronavirus admet, toutefois, que sur le plan scientifique, si la définition de la fiabilité c’est la prévalence et les cas non dépistés, «dans le monde entier, aucun chiffre n’est fiable dans le cadre de cette pandémie. Je pèse bien mes mots, je dis bien dans le monde entier».

Se voulant plus clair, il explique que pour que les chiffres soient fiables, «il faut détecter toute la population, et le faire chaque jour. Personne ne le fait. Parce que si vous dépistez quelqu’un aujourd’hui et il est négatif, demain il peut être positif. Donc, ce n’est pas poussé». Autre élément soulevé par le Professeur Seydi, c’est le dépistage uniquement des personnes malades et des contacts. A son avis, «il y aura toujours des personnes contacts, peut-être asymptomatiques, qu’on aura oublié de détecter. Le plus souvent, si on ne dépiste que les malades, on passe à côté d’un grand nombre de cas, parce qu’’il y a beaucoup de personnes asymptomatiques».

«ENTANTQUE PRATICIEN, JESUISSEREIN»

A noter que, malgré la forte propagation de la pandémie dans le pays, le Pr Moussa Seydi, lui, reste zen. On du moins, il dit rester «serein». En effet, l’invité du journaliste Baye Omar Gueye dira «en tant que praticien, je suis serein. Mais, je pense que dire que la situation est sérieuse me conviendrait mieux». Sur les raisons de sa sérénité, il explique que du point de vue organisationnel et des moyens, il y a quand une amélioration nette. Selon lui, le pays est passé d’un seul site de prise en charge avec 12 lits à plus de 30 sites, avec presque 2000 lits. Mieux, au début de la pandémie, le Sénégal ne disposait d’aucun lit de réanimation dédié aux cas graves, alors qu’actuellement, il en dispose une soixantaine.

Dans la même logique, il informe qu’il n’y avait qu’une seule équipe de prise en charge, mais qu’à ce jour environ 300 personnes ont été formées et qu’il y a des centres de traitement dans toutes les régions contrairement au début où seule Dakar en disposait. Pour couronner le tout, il se satisfait que 99% des centres de traitement soient adaptés. Pour autant, il admet que la «situation soit inquiétante, si on veut utiliser ce terme». Le Pr Seydi n’a pas manqué de prévenir que «si on respecte les mesures on peut s’en sortir sans trop de dégâts. Mais, si on ne les respecte pas, ce que nous vivons, nous continuerons de le vivre encore longtemps».

Jean Michel DIATTA | SUDONLINE

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