BACCALAURÉAT : UN ACTEUR PRÉCONISE UN RENFORCEMENT DE LA FORMATION DES SURVEILLANTS

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Le chef du centre d’examen du Lycée Saint-Gabriel de Thiès a préconisé la mise en place d’un cadre annuel d’information et de sensibilisation au profit des surveillants, avant le début des examens du baccalauréat, afin d’éviter toute insuffisance.

‘’Il faudrait chaque année que l’inspection d’académie puisse organiser des sessions de partage des informations utiles pour qu’il n’y ait pas de faille’’, a dit à l’APS, Jean-Pierre Tine, par ailleurs directeur du lycée.

Le centre Saint-Gabriel accueille 1.024 candidats cette année dont 606 filles pour les épreuves du baccalauréat général entamées mercredi sur toute l’étendue du pays.

Il a notamment relevé des ‘’couacs’’ dans le comportement de certains surveillants, évoquant des de surveillants ‘’surpris en train d’utiliser leur téléphone en salle ou d’autre qui discutaient entre eux, perturbant les élèves’’.

‘’Le rôle des surveillants est très important, encore plus dans ce contexte de pandémie‘’, a dit M. Tine, pour qui, ‘’certains surveillants ignorent encore les comportements à adopter lors des (épreuves)’’.

Oumar Fall, l’un des présidents de jury du centre confirme ce constat, faisant état de surveillants qui gardaient par devers eux les épreuves restantes, alors qu’ils étaient censés les retourner au jury, après distribution des copies de sujet aux candidats.

Pour M. Fall, c’est l’inspection d’académie de Thiès, responsable du dispatching dans les centres, des surveillants, majoritairement venus du primaire, qui doit s’occuper de la question.

‘’Chaque année, je rencontre les mêmes difficultés avec certains surveillants qui ne comprennent pas ou ignorent certaines conduites à tenir’’, a-t-il déploré.

Un tour dans le centre a permis de constater qu’il y avait entre 2 à 3 surveillants dans chaque salle de classe. Certains ne portaient pas de masques pendant que d’autres l’avaient sous le menton.

Interpellés sur la question, certains surveillants pensent qu’il s’agit peut-être des nouveaux venus, qui font de la surveillance pour la première fois.

‘’Cela fait 20 ans que je surveille les examens, je pense avoir assez d’expérience pour connaître les règles ‘’, a soutenu Baye Amar Kassé, convaincu que les séances d’information seraient les bienvenues surtout pour les nouveaux.

Ramatoulaye Sow enseignante à Médina Fall dit n’avoir jamais participé à une quelconque session d’information sur la feuille de route du surveillant. Elle relativise, en évoquant l’existence d’un document qui relate la conduite à tenir par les surveillants.

‘’Vous pouvez voir par vous-même que la salle est très calme et que personne n’utilise de téléphone ici. Ça fait 10 ans que je fais ça donc je sais très bien comment surveiller les élèves’’, se défend-elle.

MF/ADI/AKS – APS

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