A Keur Massar, l’eau décore les rues

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Keur Massar, située dans le département de Pikine, est sans doute la plus touchée par les centaines de millimètres de pluies tombées sur Dakar ce weekend. Un tour au quartier Keur Baka permet de voir l’étendue des dégats causés par cette pluie abondante. De l’eau partout jusque dans les mosquées.

Pour le muezzin de la mosquée Cité Mame Dior, il n’y a plus de prières ici on arrive plus à accéder à la mosquée. » Tu vois mon fils, je suis trop fatigué. Les sapeur-pompiers devraient savoir que ça urge dans les lieux de culte. Je n’ai pas le choix. Là-bas, indique t-il, « c’est moi qui a posé les briques pour pouvoir effectuer l’appel à la prière. », dit le vieux Dame Fall avec une voix étreinte d’émotions.

Même son de cloche pour son compagnon, »On a arrêter la prière ici. On vient uniquement pour superviser. Vous voyez, déjà les briques qui nous aidaient à rallier la porte ont complètement disparu. Pour des personnes âgées comme nous, ce n’est plus sûr », corrobore Woury Diallo.

A Keur Baka, un des quartiers de Keur Massar situé à proximité de la Cité Ambassade, « le décor est le même de l’eau verdâtre à perte de vue obligeant même certaines familles à l’abandon. En temps normal, je passai par ici. Mais avec ça, je suis obligé de contourner. Vous voyez toutes ces maisons ont été abandonnées », témoigne Mame Kor.

Vous habitez ici ? il répond affirmatif haussant la tête. « J’habite là-bas, indique-t-il. Ma famille a déménagé hier, Parce qu’on ne peut plus vivre dans l’eau. Notre fosse sceptique est deux mètres de profondeur. Avec la pluie, elle est remplie et ça refoule dans la maison entière . », explique Pape Gueye

Sur la route qui mène à Jaxaay, l’embouteillage est à couper le souffle tellement des fils de véhicules les routes sont prises par les eaux les automobilistes font attention pour ne pas endommager leur machine. Sur place des Sapeurs-pompiers s’attellent avec des pompes pour dégager faire l’eau.

les inondations, une aubaine pour les charretiers et propriétaires de pirogues

Sourire sur les lèvres qui dévoile des dents jaunes, Moussa Séne à bord d’une voiture Ndiaga Ndiaye tente de décliner notre interpellation puis se lâche : « Mon fils ce qu’il y’a à dire est simple. Tout le monde pense qu’on gagne beaucoup d’argent alors tel n’est pas le cas . », précise-t-il avant d’ajouter, « on est coincé ici depuis 16 heures, le réservoir se vide sans cesse. Je suis obligé de couper le moteur. », dit-il.

Pour ce propriétaire de pirogue, cette situation est une aubaine. Vieux Bâ assure la traversée « je suis ici depuis le début, et ça se passe très bien. La traversée c’est pour 1000 FCFA sans bagages. Et franchement je m’en sors « , a-t-il fait savoir.

Pour Aïssatou qui s’apprête à embarquer pour regagner sa demeure, ce moyen de transport est rassurant dit-elle, »ah! je suis rassurée mais prudente. J’attends que l’effectif soit complet pour embarquer. Ces gens là ! dit-elle, habite ici ça me rassure. »

Il y’a risque de maladies, souligne l’infirmière Fatou Diouf, ces eaux pluviales pourraient ouvrir la porte à d’autres pathologies notamment les maladies du péril fécale (diarrhées, vomissements, Ect) ».

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