CADRE UNITAIRE DES ORGANISATIONS DES ETABLISSEMENTS PRIVES DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (CUDOPES) – Dr Jean Marie Sène fixe les conditions de réinscription

0
134
Le règlement des frais de scolarité pour les mois pendant lesquels les écoles ont été fermées en raison de la pandémie de la covid-19, reste toujours obligatoire dans les établissements privés. Selon le président du Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes), Dr Jean Marie Sène, les écoles privées ne vont pas accepter, pour la rentrée scolaire 2020/2021, les élèves qui ne paieront pas les mensualités des «vacances forcées», en raison de la Covid-19.
Que les parents d’élèves se le tiennent pour dit ! Les organisations qui dépendent de la Fédération de l’éducation et de la formation qui regroupe les écoles privés laïques, les écoles franco-arabes, l’enseignement privé catholique et le Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes) ne vont accepter leurs enfants que s’ils décident de s’acquitter de la scolarité des mois précédents coïncidant avec la fermeture des écoles pour cause de covid-19.
«On avait discuté avec les parents d’élèves responsables qui nous ont dit : oui, on comprend que c’est difficile pour vous et pour nous aussi. Tout le monde est impacté par la covid-19. Maintenant, on accepte de payer mais la seule chose qu’on vous demande, c’est de ne pas lier le paiement de l’année courante à la réinscription ; de nous donner la possibilité de disposer d’un moratoire ; réinscrire nos enfants ; commencer les enseignements et on voit comment éponger la dette qui est due. C’est ce qui a été discuté avec les parents d’élèves responsables. Maintenant, un parent d’élève qui dit : «je ne paie pas». Nous sommes du privé. C’est nous qui avons mis notre argent. Nos écoles nous appartiennent. Quelqu’un ne peut pas venir forcer la porte pour dire : «j’amène mon enfant». Tu es libre de l’amener dans l’école publique», a fait savoir le président du Cadre unitaire des organisations des établissements privés de l’enseignement supérieur (Cudopes), Dr Jean Marie Sène. Poursuivant son propos, il ajoute : «Nous sommes du privé. Si tu remplis les conditions financières, tu t’inscris. Si tu ne remplis pas les conditions financières, tu ne peux pas t’inscrire. Maintenant, quelqu’un qui vient discuter avec le chef de l’établissement. Ce dernier a la latitude d’accepter ou de ne pas accepter en fonction des propositions que tu lui fais en modalités de paiement».

Selon Dr Jean Marie Sène, il faut que les parents d’élèves arrêtent de considérer l’éducation de leurs enfants comme de la marchandise. «L’éducation, ce n’est pas une marchandise qui se vend. C’est un projet. Un étudiant ou un élève qui s’inscrit, il a un projet pour apprendre quelque chose, pour avoir un ensemble de connaissances et de compétences pour pouvoir servir la Nation ou la société. On ne peut pas dire, tel mois, j’ai étudié, je paie. Tel mois, je n’ai pas étudié, je ne paie pas», a tenu à préciser le président du Cudopes.

Pour preuve, dirat-il, les cours ont été dispensés au-delà de ce qui était prévu pour les élèves qui devaient passer les examens qui s’est soldé avec un fort taux de réussite cette année. Ce qui fait dire au président du Cudopes, les parents de ces élèves ne peuvent pas évaluer tous les efforts que les établissements ou les enseignants ont eu à dépenser pour la réussite de leurs enfants. «On a fait notre devoir. Que les parents fassent leur devoir», a-t-il lancé.

Dr Jean Marie Sène a tenu à rappeler les directives du ministère de l’Education qui avait demandé, à tous ceux qui le peuvent, de faire la continuité pédagogique à travers l’enseignement à distance pour les élèves en classes intermédiaires et de les évaluer à l’issue du premier semestre.

Mariame DJIGO

SUDONLINE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here