Formation professionnelle et technique: L’Etat annonce un audit des établissements évoluant dans le secteur

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Un audit sera bientôt organisé dans le secteur de la formation professionnelle et technique pour avoir une idée plus nette sur les établissements qui y évoluent, a annoncé, le 13 octobre 2020, à Diamniadio, Dame Diop, ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat.

Les établissements privés de formation professionnelle et technique n’ont pas été oubliés par le gouvernement dans le cadre du programme de résilience économique et sociale (Fonds Covid-19) pour faire face à la pandémie. Ils ont reçu une enveloppe financière d’un montant de 500 millions de FCfa. Cet appui est destiné à supporter les pertes occasionnées par cette crise sanitaire dans le système. Une cérémonie de remise symbolique de chèques a été organisée, le 13 octobre 2020, à Diamniadio. Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop, a saisi cette opportunité pour rappeler que ce soutien financier sera réparti entre 256 établissements de formation professionnelle et technique évoluant dans le privé. Selon lui, le geste marque toute l’importance que le gouvernement accorde à l’implication du secteur privé dans la formation du capital humain au Sénégal. «Les établissements privés de formation professionnelle et technique ont une mission de service public. C’est pourquoi il est important que l’Etat les accompagne dans cette dynamique», a déclaré celui-ci. Il a indiqué que le privé représente 45 % des effectifs des établissements de formation professionnelle.

Les bénéficiaires de l’appui n’ont pas manqué de saluer cette aide du Chef de l’Etat. «Macky Sall a très tôt compris qu’il fallait aider tout le monde. Nous le remercions pour cet important appui», a déclaré Abibou Cissé, président du Collectif des établissements privés. Pour Cheikh Ndiaye, représentant les établissements privés de Diourbel, ce soutien «vient à son heure». «Car nous sommes très impactés par la Covid-19 avec un endettement important sur les salaires, l’Ipres, les factures d’eau et d’électricité, les fournisseurs, la maintenance des machines.»

Dans son discours, le ministre est revenu sur quelques aspects qui caractérisent aujourd’hui le sous-secteur de la formation professionnelle au Sénégal. Il a notamment cité la disparité de l’offre de formation. C’est pourquoi il a renseigné «avoir instruit ses services de procéder, dans les meilleurs délais, à un audit des établissements de formation professionnelle et technique». Selon lui, cet audit permettra de vérifier l’offre de formation développée dans ces établissements, l’application du cahier des charges et de mieux calibrer l’encadrement pédagogique. Il a aussi annoncé la mise en place d’une plateforme numérique pour favoriser la concertation entre son département et les acteurs du milieu.

Dame Diop a profité de cette cérémonie pour inviter les établissements privés à renforcer l’offre de formation en s’orientant surtout vers les métiers de l’agriculture, des mines, du gaz et du pétrole. Il a rappelé la directive du Président de la République consistant à orienter 30 % des apprenants vers la formation professionnelle. Soutenant que c’est un défi réalisable, il a dit compter sur les acteurs du sous-secteur.

Aliou KANDE

LESOLEIL

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