PROTOCOLE SANITAIRE DE L’ANNEE SCOLAIRE 2020-2021 – Les syndicalistes décèlent des manquements, mais exigent son respect

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Avec la rentrée scolaire qui est prévue demain, jeudi 12 novembre, pour les élèves, dans un contexte de pandémie, les syndicats d’enseignants exigent le respect du protocole sanitaire pour éviter toute perturbation des cours. Ils s’exprimaient hier, mardi 10 novembre, à l’occasion d’un panel axé sur le thème «Stabilité de l’année scolaire : quelles conditions», organisé par la Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Education Publique (COSYDEP) dans le cadre de la 3e édition de la campagne «Nos Vacances pour l’Ecole».
«Dans le contexte de la pandémie en cours, le strict respect du protocole sanitaire dans l’espace scolaire est un facteur de stabilité parce que si ce n’est pas respecté pour diverses raisons, c’est la porte ouverte à l’expansion de la pandémie, pour des clusters», a déclaré le secrétaire général du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), Amadou Diaouné. Il prenait part hier, mardi 10 novembre, au panel axé sur le thème : «Stabilité de l’année scolaire : quelles conditions».

Toutefois, il a décelé des manquements concernant le protocole sanitaire pour la rentrée scolaire, prévue ce jeudi 12 novembre, pour les élèves, consistant au seuil à ne pas dépasser. «Je pense que, comme le précédent protocole sanitaire (du 25 juin au 30 septembre 2020), là aussi, le nouveau protocole sanitaire a été très clair, très exhaustif. Il a donné des indications pour ce qu’il y a à faire dans tous les secteurs de l’éducation. Mais le document est resté muet sur l’effectif à ne pas dépasser dans une salle de classe. Il a été renvoyé au ministère de l’Education la note d’orientation qui a été muette sur ce point-là. Or, faut-il admettre qu’on puisse avoir dans nos écoles des effectifs de 70, 80 dans une classe dans un contexte de pandémie  ?», a fait savoir Amadou Diaouné.

Prenant la parole, le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye, abonde dans le même ordre d’idée. «La reprise du 25 juin, après deux semaines, c’était le laisser-aller. Il n’y a plus de gestes barrières, de port du masque. Donc, autant on doit respecter les recommandations, autant on doit faire un suivi du protocole. Mais la différence entre le premier et le second protocole sanitaire, c’est que dans le second protocole sanitaire, il n’y a pas de précision pour les effectifs.

Dans le premier, on avait dit 20 élèves par classe, ensuite on a dit un élève par table banc ; mais, cette fois-ci, il n’y a pas de précision», a souligné Abdoulaye Ndoye. Mieux, dira-t-il, «dans le protocole sanitaire, il y a un aspect important qui a été souligné, c’est l’hygiène. Et, quand on dit hygiène, on interroge l’environnement scolaire. Et donc la Covid-19 aurait révélé qu’il faut améliorer l’environnement scolaire, éradiquer les abris provisoires, créer des conditions pour la sécurité, construire des classes, terminer les travaux de réhabilitation des établissements».

A son tour, le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal/Authentique (Sels/A), Abdou Faty, a fait savoir qu’il n’y a pas d’engouement autour du protocole sanitaire. A l’en croire, «on fait comme si que la pandémie a disparu.

Dans la banlieue, presque dans toutes les écoles de Jaxaay, les directeurs sont en attente. Ils n’ont même pas reçu le protocole sanitaire, le matériel n’est pas sur place et c’est des classes de 70-80 élèves». En effet, pour une stabilité de l’année scolaire, les syndicalistes demandent à l’Etat le respect des accords signés avec le gouvernement.

ALLEGEMENT ET RECENTRAGE DES PROGRAMMES SCOLAIRES : Les syndicalistes pour une réforme

Les syndicats d’enseignants recommandent l’allègement des programmes scolaires. «L’allègement et le recentrage des programmes sur l’essentiel semblent avoir été une très bonne mesure. Il est temps de revoir les programmes scolaires parce que ces programmes sont surchargés. Ils sont marqués par le principe de l’encyclopédisme. La recommandation, c’est que les pouvoirs publics puissent donner les moyens matériels à une structure qui a été créée. Et, ce qui me parait important, c’est le projet d’appui à la réforme des curricula pour que vraiment cette structure puisse faire le travail d’élaboration des programmes de façon cohérente et articulée, du Préscolaire à la Terminale», a fait savoir le secrétaire du Sudes, Amadou Diaouné. Quant au secrétaire général du Sels/Authentique, Abdou Faty, il dira  : «prenons notre courage à deux mains, qu’on aille vers cette Commission de réforme et qu’on réforme objectivement»

Mariame DJIGO

SUDONLINE

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