MATAM – SANTE COMMUNAUTAIRE – Le médecin-chef alerte sur la présence du chikungunya

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Le médecin-chef de Matam appelle à la vigilance, malgré la baisse des cas de Covid-19 et alerte sur la présence du chikungunya (maladie virale due à des arbovirus transmis obligatoirement par un vecteur arthropode (moustique, moucheron piqueur, tique) ….
Le médecin-chef de la région de Matam,  Dr Mama Moussa Diaw, a appelé les différents acteurs impliqués dans la lutte contre la Covid-19 à toujours s’inscrire dans une position du respect des mesures sanitaires face à la pandémie « qui reste encore présente au Sénégal, malgré une tendance baissière du nombre des cas ». «C’est vrai que nous constatons une tendance baissière des cas de contamination, à l’échelle nationale, et depuis le 31 octobre, nous avons vu que la région de Matam est au vert, avec seulement quelques cas suspects qui se sont révélés être des cas négatifs.  Mais on doit redoubler de vigilance, car la pandémie est toujours là», a-t-il recommandé.

Face  à un certain relâchement voire une banalisation de la maladie du côté des populations, le chef en charge de la santé a solennellement demandé aux populations de toujours s’inscrire dans un respect strict des mesures sanitaires. Pour indiquer qu’avec la rentrée scolaire et le retour massif des enfants dans les établissements, les communautés ne doivent pas baisser la garde. «Au début, nous n’avions que deux cas, par la suite nous avons enregistré 49 cas. Depuis, la région est au vert, mais il faut préserver les acquis ».

Poursuivant sa communication à l’endroit des acteurs, durant la réunion du Comité régional de gestion des épidémies, le médecin-chef de région a révélé que dans le cadre de la surveillance sentinelle, le site de Bokidiawé qui fait partie du réseau sénégalais de la surveillance syndromique des maladies, a eu à déceler des cas de fièvre de la vallée du Rift. « La fièvre de la vallée du Rift (FVR) est une zoonose virale africaine, affectant principalement les animaux domestiques ruminants et pouvant se transmettre aux humains. Cela n’est pas nouveau pour nous car l’année passée, nous en avions. Seulement, notre inquiétude porte sur le fait que nous avons enregistré (02) deux cas en une semaine. Nous avons aussi enregistré  un cas d’infection au chikungunya, ce qui est totalement nouveau dans la région, car cette maladie est surtout présente dans le Sud, notamment à Kédougou », a-til informé.

Avant de déclarer que face à la situation, une équipe de l’institut Pasteur est sur place pour procéder à « un line listing des cas » pour identifier les éventuelles sources potentielles. Sur place, les spécialistes ont en effet déjà répertorié de l’avis du médecin « 152 cas suspects de fièvre, parmi lesquels 10 femmes en état de grossesse ». Lesquels cas, explique-t-il, même s’ils ne vivent pas avec du bétail dans leur maison ne sont pas loin des pâturages. Pour info, le chikungunya se transmet d’homme à homme par l’intermédiaire de moustiques du genre Aedes notamment (moustique tigre).

Lors d’une piqûre, le moustique prélève le virus sur une personne infectée, et à l’occasion d’une autre piqûre, il le transmet à une personne saine. Pour les spécialistes de la santé, «  le meilleur moyen de lutter contre la transmission du chikungunya est de se protéger individuellement contre les piqûres de moustique (vêtements longs, répulsifs cutanés, moustiquaires), et de ralentir leur reproduction en détruisant les gîtes larvaires les plus évidents.

PAPE Moctar NDIAYE

SUDONLINE

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