Google accepte de rémunérer des journaux français pour l’utilisation de leurs contenus

0
154
2017-05-08 09:41:40 epa05950781 The logo of technology giant 'Google' is formed by wooden sticks at the company's booth at the 're:publica 17' digital conference on its opening day in Berlin, Germany, 08 May 2017. The 're:publica' is one of the largest conferences about digital culture, blogs, social media and information society in the world. It takes place annually in Berlin and runs from 08 to 10 May this year. EPA/FILIP SINGER
C’est un virage majeur dans les relations entre Google et la presse : le géant américain vient de signer plusieurs accords avec des journaux français afin de rémunérer l’utilisation de leurs contenus, une première mondiale qui s’inscrit dans le cadre de la législation européenne sur les droits voisins.

C’est peut être la fin d’un long combat, mené par les éditeurs de presse contre Google. Après des mois de bras de fer, un premier accord a été trouvé avec plusieurs grands titres de la presse française. Le géant américain  s’engage à verser des droits d’auteurs aux publications en ligne indexées dans son moteur de recherche. Une législation européenne adoptée en 2019 dite des droits voisins prévoit une rémunération des contenus produits par les éditeurs de presse (notamment les photos et les vidéos)  lorsqu’ils sont utilisés par les géants du web.

L’évolution des négociations en France est scrutée dans d’autres pays où les problématiques des éditeurs face à Google sont similaires.

Rien n’a filtré sur les chiffres mais  les éditeurs de presse seront rémunérés en fonction de leur contribution à l’information générale, de leur volume quotidien de publication et de leur audience internet mensuelle. Une victoire dans un contexte de grande fragilité financière des médias.

Les plateformes du web ne produisent rien mais s’approprient l’essentiel des revenus publicitaires générés par des contenus produits par des journalistes. Google  a donc accepté de rétrocéder une petite part de son très gros gâteau contribuant ainsi à une meilleure santé de la presse qui au final le fait vivre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here