TARIFICATION DES SERVICES BANCAIRES ET INFORMATION CONTRACTUELLE… Les limites du système bancaire et financier

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Dans la dynamique enclenchée par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) depuis 2018 à travers la semaine de l’inclusion financière, l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) a organisé hier, mardi, un atelier de formation et de sensibilisation à l’attention des associations de consommateurs. Une rencontre au cours de laquelle, une enquête de l’Oqsf révèle le faible niveau d’instruction corrélatif au déficit d’informations et le fort taux de crédit.
La transparence en matière de tarification des services financiers et le déficit d’informations contractuelles à partir des conventions de compte entravent les politiques d’inclusion financière et sociale, la protection et l’éducation financière des clients. C’est ce que révèle une enquête de l’Observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) portée à la connaissance du public hier, mardi 24 novembre, lors d’une session de formation et de sensibilisation des associations de consommateurs.

Ainsi selon l’étude, «22, 9% des clients interrogés ignorent les taux d’intérêt débiteurs qui sont appliqués sur leurs prêts». Pour les clients de la microfinance communément appelée Service financier décentralisé, «14,3% n’ont pas reçu des informations sur le Taux effectif global (Teg) lors de l’octroi du prêt par leur Sfd».

Ainsi, il ressort que 32,1% déclarent que le Teg leur a été communiqué (en un seul chiffre non détaillé). Pour autant, la mauvaise qualité de l’information fournie sur le Teg est «déplorée par 27,5% des sociétaires qui estiment les informations fournies incomplètes». Toujours, selon l’enquête, 40,6% des clients estiment n’avoir pas reçu d’informations préalables sur les conditions tarifaires de leur banque au moment de l’entrée en relation. A ce déficit d’information, une proportion de «17,9% des clients bénéficiaires d’un prêt auprès des banques déclare n’en avoir pas été informée avant la signature de leur convention de prêt».

Face à toutes ces limites, le secrétaire exécutif de l’Oqsf Habib Ndao a souhaité «un dépérissement progressif des contentieux financiers, un accès plus facile au crédit à une tarification raisonnable et un remboursement plus régulier des crédits octroyés pour un service financier robuste».

Saluant vivement la participation des acteurs, il dira aux consuméristes d’avoir une meilleure compréhension «des informations contractuelles dans la relation clientèle et de formuler si besoin en est à la profession financière (banques, Sdf), des propositions relatives à la stratégie d’amélioration de la relation client».

Astou Lô Ndiaye, représentante du directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) a dit toute la disponibilité de la Bceao à accompagner la dynamique d’inclusion financière initiée depuis 2018 à travers la semaine de l’inclusion financière par l’Institut d’émission commun aux Etats de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa).

Momar Diop, président du Conseil d’orientation de l’Oqsf est pour sa part revenu sur les missions de l’Observatoire qui, pour lui, permettront de booster le taux global d’utilisation des services financiers et à renforcer la qualité de l’information et de l’encadrement au profit de la clientèle.

JEAN PIERRE MALOU

sudonline

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