Pourquoi le nomadisme digital séduit de plus en plus

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Avec l’essor du télétravail, le statut de nomade digital attire de plus en plus ceux qui cherchent à concilier labeur et loisir au soleil.

Le travail à la plage était au départ l’apanage des free-lance de la tech ou des startuppers. Des jeunes vivant en Occident ayant soif d’ailleurs, privilégiant les destinations situées dans l’hémisphère sud, là où les mers sont chaudes et la connexion internet de qualité. La pandémie a bouleversé les habitudes de cette nouvelle tribu : avec la fermeture des frontières, il est devenu très compliqué, voire impossible de partir à l’étranger en emmenant son travail dans sa valise. Certains nomades digitaux se sont retrouvés au contraire bloqués dans un pays de rêve où ils ont fini par s’ennuyer.

Malgré quelques déconvenues, ce mode de vie inspire de plus en plus les nouveaux convertis au télétravail. Ils sont de plus en plus nombreux à rêver de s’installer, loin, très loin de leur entreprise, et pourquoi pas dans un autre pays qu’ils fréquentent traditionnellement plutôt pour les vacances. Ils affluent en ce moment aux Canaries ou au Portugal, des zones relativement épargnées par le coronavirus.

Une aubaine pour les pays touristiques ?

Les nomades digitaux ne remplaceront pas les hordes de visiteurs qui font vivre des pays comme la Thaïlande ou l’Espagne, mais ils constituent une source alternative de revenu bienvenue. Avant la pandémie, seulement une poignée de pays délivraient des visas de nomade digital. C’est le cas du Costa Rica, du Mexique et de quelques pays d’Europe du Nord cherchant à attirer les jeunes talents, ou encore de l’Espagne et du Portugal.

Ces visas offrent un cadre juridique plus sûr, sinon les nomades digitaux ont des visas touristiques qui en théorie leur interdisent de travailler. Dubaï, plusieurs îles des Caraïbes, la Géorgie à l’est de l’Europe ou encore Maurice en Afrique proposent à leur tour ce type de visa. La Croatie est en train de rejoindre le club. Des entreprises s’occupent du reste, le logement, avec un catalogue international de locations abordables offrant les services recherchés pour qu’ils puissent travailler dans la bonne humeur.

De nouveaux migrants, comparés à des oiseaux migrateurs, de plus en plus de convoités

La Grèce, par exemple, propose un visa très original puisqu’il est accompagné d’un bonus fiscal : seulement la moitié des revenus réalisés sur place sont imposables, et cela pendant sept ans. Si le nomade reste sur place durant cette période, il peut même décrocher la nationalité grecque et donc un passeport pour toute l’Europe. La Grèce espère ainsi renflouer ses caisses et dynamiser son économie grâce à ces résidents à fort pouvoir d’achat.

Leurs pays d’origine intéressés par ce nouveau gisement fiscal

Pourquoi pas prélever une taxe de 5 % sur tous ceux qui ont le privilège de travailler loin de leur entreprise, et donc sur ces expatriés d’un nouveau genre, pour financer la relance de l’économie ? La suggestion vient des économistes de la Deutsche Bank. Les entreprises, elles aussi, s’interrogent : ces employés éloignés méritent-ils vraiment la même rémunération que ceux qui viennent tous les jours au bureau ? Ce ne sont que des questions. Pas encore de quoi refroidir les ardeurs des candidats au nomadisme digital.

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france24

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