L’UE sur l’accord de pêche avec le Sénégal : «Notre flotte ne concurrence pas les pêcheurs artisanaux»

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Après les critiques soulevées par l’annonce du nouveau protocole d’accord de pêche la liant au Sénégal, l’Union européenne apporte «des corrections», réaffirmant qu’il « n’existe pas de concurrence entre la flotte démersale de l’Ue et les pêcheurs artisanaux du Sénégal».

Face aux «affirmations inexactes et, pour certaines, calomnieuses» relayées par plusieurs médias sur l’accord de pêche avec le Sénégal, l’Union européenne (Ue) apporte de nouvelles «corrections». Dans un communiqué daté du 30 novembre 2020 faisant suite à celui du 13 novembre dernier, l’Ue réaffirme la «transparence» du processus ayant abouti à la signature du nouvel accord de pêche avec le Sénégal.

Tout d’abord, le communiqué souligne que «l’accord de partenariat de pêche durable Ue-Sénégal», signé en 2014, a fait l’objet d’une évaluation complète en 2019, en amont des négociations du nouveau protocole de mise en œuvre ainsi que le prévoit la réglementation de l’Ue. Cette étude, poursuit le document, réalisée par un cabinet indépendant sur la base d’entretiens et de données fournies par les autorités (ministères en charge des Pêches et des Finances), les scientifiques et les acteurs privés sénégalais, apporte «des éléments précis» sur l’état de la ressource halieutique, les activités des navires de l’Ue et les flottes sénégalaises, ainsi que les réalisations financées par l’appui sectoriel fourni par l’Ue.

Ainsi, l’Ue soutient être «le seul acteur de pêche distante à concrétiser la transparence dans la négociation et la gestion de ses accords conclus pour l’accès aux zones économiques exclusives de ses partenaires, conformément au droit de la mer ». Aussi, sa législation impose de « suivre les meilleurs avis scientifiques disponibles » et de ne signer des accords qu’après avoir identifié un surplus non ciblé par les flottes nationales.

En outre, en conformité avec la recommandation du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (Copace) -structure de la Fao qui fait autorité en la matière -de diminuer les captures de merlu, le total admissible de captures a été réduit de 2000 à 1750 tonnes dans le protocole 2019-2024. De même, le suivi des captures de merlu est renforcé dans le protocole 2019-2024 « afin de dissuader tout dépassement». Ceci fait que «les autorités sénégalaises connaissent, au jour le jour, les captures des chalutiers-merlutiers européens». L’Ue rappelle aussi que les analyses du Centre de recherche océanographique de Dakar Thiaroye (Crodt) de mai 2020 s’inscrivent dans le cadre des demandes de nouvelles licences non-liées à l’accord Ue-Sénégal et reçues par le Comité consultatif sénégalais des licences.

Enfin, le communiqué mentionne que les captures de la flotte thonière Ue «alimentent largement les conserveries situées en Afrique de l’Ouest, notamment au Cap-Vert, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, pour être revendues sur le marché africain, entre autres».

Seydou KA

LESOLEIL

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