Les effets du coronavirus sur les poumons: “Certains patients guéris du Covid-19 pourraient subir une transplantation à l’avenir”

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Les patients les plus gravement atteints par le Covid-19 sont-ils susceptibles de conserver des séquelles pulmonaires à long terme? Rien ne permet de l’affirmer jusqu’à présent, mais cette hypothèse est redoutée en regard des dommages permanents laissés par le SRAS et le MERS, d’autres maladies à coronavirus, dans certains cas. “Il n’est pas impossible que des malades passés par les soins intensifs doivent subir à l’avenir une transplantation pulmonaire”, avance le professeur Geert Verleden (62 ans), chef du département de pneumologie de l’hôpital UZ Leuven.
Rédaction 04-05-20, 09:58 Dernière mise à jour: 10:14 Source: Het Laatste Nieuws

Le Covid-19 n’a pas encore livré tous ses secrets. Parmi les inconnues, les potentielles séquelles causées à long terme. Si l’on se réfère aux évolutions d’autres maladies à coronavirus, comme le SRAS et le MERS, certaines personnes touchées sévèrement pourraient devoir composer avec des problèmes pulmonaires à l’avenir.

Le processus de guérison de ces pathologies peut être comparé à celui de la peau après une abrasion. Elle va se reformer, mais une cicatrice peut subsister. Dans les alvéoles pulmonaires ou dans les tissus intermédiaires, il existe également des mécanismes de réparation, mais ceux-ci ne sont pas toujours bien adaptés à la situation. Cela peut entraîner une cicatrisation des alvévoles et donc une fibrose pulmonaire. Dans une forme légère, les patients peuvent être essoufflés ou pris de toux surtout pendant l’effort. Dans les cas les plus sévères, ces symptômes se manifestent même lors de périodes de repos.


Le professeur Verleden n’exclut pas la possibilité que des jeunes patients sujets à des dommages permanents graves causés par le virus aient besoin d’une transplantation pulmonaire à l’avenir. En Chine, certains patients atteints de Covid-19 ont déjà subi une transplantation pulmonaire. En phase aiguë, le risque est trop important. Mais dans une phase ultérieure, cela paraît envisageable.

Un programme de suivi a déjà été mis en place à l’UZ Leuven. Les patients atteints de coronaropathie doivent se présenter à l’hôpital six semaines après leur sortie, afin que toute possible lésion pulmonaire puisse être constatée.

Selon le professeur Verleden, la majorité des patients qui n’ont pas reçu de respiration artificielle se rétabliront complètement. Pour ceux qui se sont retrouvés en soins intensifs, le pronostic paraît moins optimiste. Même si 90% d’entre eux se rétabliront probablement sans trop de difficultés. Environ dix pour cent des patients touchés par le SRAS et le MERS, et passés par les soins intensifs, ont subi des lésions pulmonaires permanentes.

7/7.be

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