COVID -19 – Les arbitres appréhendent une reprise difficile

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La maladie du coronavirus a impacté les arbitres nationaux et internationaux de football sénégalais. Mais ces derniers ne lâchent pas prise. Ils travaillent et s’entraînent, malgré l’interdiction des activités sportives, pour être au top à la reprise des compétitions.

La pandémie Covid-19 ne laisse pas indifférents les arbitres de football sénégalais. Elle a eu des incidences sur les activités physiques des hommes en noir locaux et internationaux, en raison de l’interdiction d’activités sportives sur toute l’étendue du territoire national et de la suspension des compétitions africaines et mondiales. Les arbitres nationaux et internationaux n’ont pris part à aucun match de football, depuis le 15 mars 2020, date de l’interdiction de toute activité sportive au Sénégal. Certains d’entre eux devront retrouver les pelouses dans un futur proche, avec les demi-finales des compétitions africaines (Coupe de la Caf et la Ligue des champions) prévues en fin septembre. D’autres pourront être désignés pour les prochaines journées (2e et 3e) des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2022.

Selon l’arbitre-assistant international Djibril Camara, la reprise sera très difficile pour eux. ‘’La longue pause aura forcément un impact sur nous, comme nous l’avons déjà constaté chez les joueurs européens. La raison, c’est qu’il est difficile de rester six mois sans faire un match. Nous n’avons pas la possibilité de pratiquer dans les aires de jeu. C’est cela qui rend la transition difficile. La reprise sera compliquée, parce que certains arbitres n’auront pas les automatismes dès le début’’, indique-t-il.

Mais le président de l’Association nationale des arbitres internationaux de football du Sénégal (ANAFS), Maguette Ndiaye, précise que ses pairs et lui ne sont pas restés inactifs durant cette trêve de six mois. Il souligne qu’ils sont à pied d’œuvre pour ne pas être pris au dépourvu. ‘’L’arrêt des compétitions ne nous empêche pas de nous entraîner comme il le faut. Nous suivons régulièrement le planning de la Fifa que nous recevons tous les mois, portant sur les préparations physiques. Nous faisons aussi d’autres exercices spécifiques en travaillant sur les déplacements, les accélérations et l’endurance. Ce qui est important, c’est le maintien de la forme et on est en train de le travailler’’, rappelle le professeur d’éducation physique et sportive (EPS).

Djibril Camara renseigne qu’au-delà des entraînements physiques, leurs supérieurs insistent aussi sur les cours théoriques par visioconférence. ‘’Les arbitres internationaux suivent beaucoup de cours sur la Var en ligne dispensés par Malang Diédhiou. Les commissions régionales des arbitres organisent aussi des cours pour les élèves-arbitres des régions et les arbitres fédéraux. Nous coordonnons avec nos supérieurs pour faire des exercices spécifiques afin d’éviter des blessures au retour. Les préparateurs physiques contribuent également dans le travail. Ils font actuellement des évaluations de la qualité physique de l’arbitre’’, informe l’arbitre assistant.

OUMAR BAYO BA

SOURCE ENQUETEPLUS

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