TROISIEME REPORT DES LOCALES – Me Elhadji Diouf menace de traduire le Sénégal devant la Cedeao

0
241
L’ancien député sous la douzième législature tire a boulets rouges sur les partis de l’opposition qui ont fait de l’audit du fichier et du processus électoral une condition préalable de leur participation à toute élection.
En conférence de presse hier, mercredi 06 janvier, le tonitruant avocat politicien a, en effet, accusé cette frange de l’opposition d’avoir offert au président Macky Sall le cadeau de ne pas organiser les élections. Toutefois, Me Elhadji Diouf a menacé de saisir les instances de la CEDEAO si les élections locales ne sont pas tenues, en cette année 2021.
C’est un Me Elhadji Diouf très remonté contre une partie de la classe politique, notamment les responsables politiques membres de l’opposition et en particulier ceux qui ont fait de l’audit du fichier et du processus électoral une condition préalable de leur participation à toute élection, qui a fait face à la presse hier, mercredi 6 janvier.

En effet, dès l’entame de sa communication, le leader du Parti des travailleurs et pour le peuple (PTP) a accusé ces responsables politiques membres de l’opposition d’avoir contribué à la création de cette situation d’incertitude autour de la tenue des prochaines élections locales, à travers leur revendication « qui a offert au Président un cadeau à ne pas organiser les élections ». Invitant les autorités au « respect strict, scrupuleux du calendrier républicain, aussi de la bonne organisation de ces élections », Me Elhadji Diouf accuse : « C’est l’opposition qui a offert au président le cadeau de ne pas organiser les élections ». « Si on suit la logique du pouvoir, les maires vont faire dix ans. Donc, ils vont bénéficier d’un mandat illégal. Depuis 2019, les maires baignent dans l’illégalité. Ils sont là, mandatés par personne. Et personne n’en parle. Les populations n’ont que les élections pour sanctionner les élus positivement ou négativement », ajoute encore le tonitruant avocat politicien qui a menacé par ailleurs de vilipender l’Etat du Sénégal auprès des instances de la Cedeao, pour les nombreuses violations du protocole additionnel de l’organisation communautaire, en matière d’élection. «Si l’Etat ne veut pas organiser ces élections, non seulement les populations doivent exiger la tenue immédiate de ces élections, mais nous allons saisir les instances communautaires de la Cedeao», a-t-il prévenu en précisant qu’on « a largement dépassé le délai de 6 mois fixé pour toute modification des textes qui régissent les élections ou le report des élections ».

NON A LA SUPPRESSION DU STATUT DE VILLES

Par ailleurs, abordant la question de la suppression annoncée des villes dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième phase de l’Acte 3 de la décentralisation, Me Elhadji Diouf a estimé que « les villes symbolisent l’histoire du Sénégal » avant de tout simplement qualifier ce projet défendu par le ministre des Collectivités territoriales de « diabolique ». « On veut à travers ce projet, anéantir une bonne partie de notre histoire. Ce qui est inacceptable. Toutes les populations de Dakar doivent dire niet. Non à l’inqualifiable. Imaginez l’arrivée du Maire de Paris à Dakar, qui va l’accueillir, le gouverneur ou bien le maire de la Medina ? », s’est-il interrogé avant de marteler : « ce n’est pas normal ». « Quand on va supprimer ces villes, poursuit encore celui qui s’est autoproclamé « député du peuple » sous la douzième législature, « c’est comme si on a éliminé une partie de notre histoire. Donc, je demande au chef de l’Etat solennellement de renoncer à ce projet, de l’enterrer rapidement. Le Sénégal nous appartient nous tous, mais pas à ceux qui sont au pouvoir ou dans l’opposition. On doit arrêter les esprits partisans et essayer à édifier un beau pays ».

SERIGNE SALIOU YADE (STAGIAIRE)

SUDONLINE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here