Augustin Senghor, président FSF: « La Fifa n’a aucune raison d’avoir peur de ma candidature »

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Diverses polémiques entourent la course à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). Les accusations d’ingérence de la Fifa dans le processus électoral en font partie. Me Augustin Senghor qui se positionne comme le principal favori a soutenu que l’instance faîtière du football mondial n’a aucune raison d’avoir peur de sa candidature.

« Je suis celui avec qui la Fifa peut travailler pour développer le football africain ». C’est la conviction d’Augustin Senghor, candidat à la présidence de la CAF, qui présentait samedi, à Praia, son programme de campagne décliné en 4 axes prioritaires d’actions et 11 engagements phares. Depuis la validation de sa candidature et celle de Jacques Anouma par la Commission de gouvernance de la CAF, la polémique enfle sur l’impartialité de la Fifa, accusée d’avoir son propre candidat.

Mais Augustin Senghor s’est voulu clair. La Fifa n’a aucune raison d’avoir peur de sa candidature. « Il y a beaucoup de supputations, beaucoup de commentaires. Mais comme l’a rappelé Veron Mosengo-Omba (Directeur chargé du développement du football à la Fifa, Ndlr), la Fifa ne vote pas », a dit le candidat Senghor, non sans rappeler que le nom de l’instance mondiale ne figure pas sur la liste des 54 présidents de fédérations appelés à voter le 12 mars prochain. « J’ai eu la chance d’être reçu, au Cameroun, par le président Gianni Infantino. Nous avons échangé de long en large sur ces questions et sa préoccupation, c’est comment avoir de meilleurs profils africains à l’intérieur du Comité exécutif et du Conseil de la Fifa pour que l’action que la Fifa est en train de mener pour le développement du football africain puisse se bonifier », a expliqué Augustin Senghor qui trouve normal, sur ces différents aspects, l’intervention de la Fifa au niveau ou aux côtés de la CAF. Pour le reste, dit-il, « c’est nous, par rapport à notre management et notre leadership à pouvoir établir des relations équilibrées, mais de confiance ». Aujourd’hui, le candidat Senghor se veut clair : « même s’il y avait des doutes, c’est à moi de les lever pour que la Fifa ait confiance au candidat que je suis sur tous les aspects ».

Suite à la validation des candidatures de Me Augustin Senghor et de Jacques Anouma et le mise en attente de celles de Patrice Motsepe et d’Ahmad Yahya, la CAF, à l’issue de son dernier Comité d’urgence, avait annoncé que la Fifa avait aussi son mot à dire dans ce dossier. L’instance du football continental avait alors instruit la Commission de gouvernance de soumettre à la Commission de Contrôle de la Fifa les candidatures reçues pour déterminer ensemble une date d’officialisation de la liste définitive de tous les candidats. Des voix se sont par la suite élevées pour déplorer l’ingérence de la Fifa dans le processus électoral et pour mettre en doute son impartialité.

Samedi dernier, lors de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des fédérations ouest africaines (Ufoa), à Praia, Veron Mosengo-Omba a tenté de rassurer sur la neutralité de l’instance faîtière du football mondial. « La Fifa ne vote pas », a-t-il répété. « Il ne faut pas oublier que les fédérations sont des copropriétaires de la Fifa. Chacune a un bout de la Fifa qui lui appartient. Étant leur maison, la Fifa ne peut pas aussi rester sans regarder ce qui se passe. C’est normal, mais elle ne vote pas », a ajouté Véron Mosengo-Omba qui a cependant insisté sur l’intérêt de l’instance mondiale du football pour ces élections.

Samba Oumar FALL, envoyé spécial à Praia

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