France: débats à l’Assemblée nationale autour du plan de relance européen de 750 milliards d’euros

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C’est une étape décisive pour le plan de relance européen de 750 milliards d’euros : avant que les 27 États ne reçoivent cet argent, qui doit leur permettre de faire face à la crise économique due à la pandémie de Covid-19, leurs Parlements doivent donner leur feu vert au financement du plan. En France, le texte est examiné à l’Assemblée nationale ce mardi 26 janvier. Il prévoit que ces 750 milliards d’euros soient en partie remboursés par de nouvelles taxes européennes, sur le plastique ou les transactions financières. Ce qui ravive en France le débat autour de la souveraineté.

Des taxes sur les plastiques, le digital ou les transactions financières… Pour certains élus comme le député Julien Aubert, des Républicains, les Français vont payer cher le remboursement de ce plan de relance européen : « Ce qu’il faut expliquer aux gens, c’est que c’est un nouvel impôt. La question est : voulez-vous que l’Europe puisse lever demain des impôts que vous serez obligés de payer sans que vos représentants nationaux aient le moindre mot à dire ? Pour moi, la réponse est non. »

Un point de vue que conteste le rapporteur du texte, le député La République en Marche Pieyre-Alexandre Anglade : « Ceux qui vont payer, ce sont les géants du numérique, les grandes entreprises asiatiques qui ne respectent pas les mêmes standards environnementaux que les entreprises européennes, et les grandes institutions financières. Ce ne sont pas les petits artisans, pas les petites entreprises, et encore moins le contribuable. »

Le texte devrait être largement adopté

Cela va renforcer l’Europe, dit-on encore dans la majorité. À l’inverse, certains comme le député communiste Jean-Paul Lecoq y voient une perte de souveraineté de la France : « Dès lors que l’Union européenne décide ses propres impôts, elle devient de plus en plus autonome. Et donc, elle s’affranchit de la volonté des États et des peuples. »

Malgré l’opposition des communistes, des Insoumis et d’une partie de la droite, le texte devrait être largement adopté et permettra le déblocage, en juillet, de 40 milliards d’euros pour la France. À condition que tous les autres Parlements des États membres de l’Union européenne ratifient ce texte.

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