Hommage à Mamadou Dia, l’autre père de l’indépendance sénégalaise!

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En ce lundi 25 janvier 2021, Mamadou Dia aurait soufflé sa 110eme bougie. Ce « grand baobab habité par un peuple d’oiseaux », pour reprendre l’expression chère à Joseph Ki Zerbo, est décédé, le 25 janvier 2009, à l’âge de 99 ans. Considéré comme l’autre père de l’indépendance sénégalaise, il n’était pourtant pas poisson dans l’eau, en politique. Il étouffait, manquait d’oxygène en ces lieux empuantis par l’odeur pestilentielle du péché de l’indifférence, de l’incurie et de ce manque criard de souci moral pour son prochain.

Pour pardonner douze années de déportation loin des siens, il faut plus qu’une vie et de simples convictions politiques. Mamadou, « le premier Maodo », n’est pas en ces lieux où on le cherche, ce banal militantisme, cet engagement d’écolier, il possédait sans nul doute une dimension spirituelle intemporelle qui réside dans son impétueux désir de bien faire et d’améliorer les choses.

S’il était encore en vie, quel message adresserait-il à la classe politique actuelle ? Dans son cher pays, les bonnes références sont de plus en plus rares, les comportements ont complètement changé, le ‘’masla’’ gangrène la société, les jeunes sont déboussolés, la politique, elle, n’est plus ce qu’elle était aux temps de Dia. L’espace politique sénégalais, tel un capharnaüm, est devenu le théâtre de l’insulte et de l’invective. Le débat politique est d’un niveau très affligeant. C’est un déversement d’insanités et de polémiques inutiles.

Beaucoup de responsables politiques, en théâtreuses confirmées, jouent dans un registre fade, des scènes qui donnent le tournis tellement elles sont ordinaires, voire banales et insensées.

Si Dia était encore en vie, il aurait dû avoir beaucoup de peines à reconnaître son pays. Sa très chère nation !

Mais comme le Bon Dieu en a décidé ainsi, un ultime appel est donc lancé à l’endroit des personnalités publiques pour qu’elles s’inspirent, enfin, de ce baobab. L’arbre-roi de la savane, symbole de longévité et de force totémique, cet arbre emblématique qui ne change pas quelle que soit la saison. Celui qui offre le gîte, le couvert et la liberté à tous « ses enfants ». Pour refléter cette grande figure qui ne transhumera pas selon la position du pouvoir et de la gloire. Mais qui mourra digne, défendant, sans faille, les principes qui fondent notre jeune République : le Sénégal. Salla GUEYE

LESOLEIL

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