À la Une: le cyber fléau des rançongiciels

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Deux termes utilisés par le quotidien Le Monde et qui méritent traduction : il s’agit des attaques informatiques contre les hôpitaux ou les entreprises : des cyber-pirates qui bloquent les systèmes à distance et qui réclament de l’argent.

Ces cyber fléaux se multiplient, constate Le Monde. « C’est l’une des menaces informatiques les plus pesantes sur les entreprises et les institutions, qui a frappé des centaines de fois en France ces derniers mois – avec des millions d’euros récoltés par des pirates opérant depuis l’étranger. »

Dernier exemple en date, relate le journal : « avant-hier, mardi, comme si la pandémie ne suffisait pas, l’hôpital de Dax (dans les Landes) a été partiellement paralysé par une de ces attaques. Résultat : des consultations déprogrammées, des services fermés, des soignants affolés et des experts cyber, dépêchés en urgence sur place. »

Un plan de lutte d’un milliard d’euros

« Si les attaques par rançongiciels déferlent ainsi, c’est parce qu’elles rapportent gros, relève encore Le Monde. Les rançons demandées par les cybercriminels ont fortement augmenté et atteignent régulièrement, pour les plus grosses victimes, la dizaine de millions d’euros. Et les entreprises paient, même lorsque cela leur est fortement déconseillé par les autorités. La plupart des experts estiment qu’une victime sur cinq règle la rançon. La palme revenant sans doute à cette victime non identifiée du rançongiciel Ryuk, qui s’est délestée de 34 millions de dollars. »

Du coup, pointe Le Progrès à Lyon, « Emmanuel Macron va présenter ce jeudi un plan destiné à mieux protéger les organisations, publiques comme privées, face à la menace numérique. Un milliard d’euros vont être mis sur la table. L’idée, précise Le Progrès, est de faire infuser la sécurité numérique sur tout le territoire, de la simple sensibilisation à l’hygiène numérique’ des individus, invités à prendre au sérieux la question des mots de passe par exemple, à la création d’un ‘écosystème’ mêlant recherche et formation, public et privé, start-up et collectivités. »

Priorité nationale !

Mais, attention, prévient Le Figaro : « le plan concocté par le gouvernement pour lutter contre cette inquiétante menace – sans doute volontariste mais encore bien modeste – n’en viendra certainement pas à bout. Mais au moins, pointe le journal, marque-t-il une première étape dans un domaine qui devrait être érigé au rang de priorité nationale. Fléau des temps moderne, la cybercriminalité concentre en elle tous les risques auxquels un État se trouve aujourd’hui confronté, relève encore Le Figaro. Sa propre sécurité, à travers des attaques contre des structures dites critiques, comme les hôpitaux, les transports, l’eau ou l’énergie. Sa compétitivité, à travers l’espionnage industriel et le pillage de l’innovation. Sa sûreté, à travers le racket et le crime organisé. Demain, peut-être, sa stabilité politique, à travers des manipulations d’élections. »

Islamo-gauchisme : la ministre de l’Enseignement supérieur surprend…

À la Une également, le tollé provoqué par Frédérique Vidal… « La ministre de l’Enseignement supérieur a surpris beaucoup de monde, rapporte Libérationen appelant, dimanche dernier, le CNRS, le Centre national de la recherche scientifique, à lancer une enquête sur ‘l’islamo-gauchisme’ dans la recherche universitaire. »

Libération qui s’alarme : « alors que l’université souffre de la pandémie, qui la force à organiser des cours à distance, que les étudiants peinent à trouver un sens à leurs études faute de contacts humains et d’horizon, que certains se retrouvent contraints d’avoir recours à l’aide alimentaire, la ministre préfère s’inquiéter de ‘l’islamo-gauchisme’ qui, selon elle, ‘gangrène’ les universités. »

Il est vrai, reconnait Libé, que « la querelle sur l’islamo-gauchisme déborde de l’université et clive la classe politique, notamment à gauche. Mais le rôle d’une ministre de l’Enseignement supérieur est-il d’hystériser le débat et de s’ériger en police politique de la recherche et des débats universitaires ? »

Les réactions d’universitaires et d’intellectuels sont nombreuses…

Tel l’économiste Thomas Piketty qui estime dans Libération que « Frédérique Vidal doit démissionner. »

À l’opposé, dans Le Figaro, le professeur de philosophie Jean-François Braunstein, « salue la décision de Frédérique Vidal de demander une enquête, mais s’interroge sur l’opportunité de la confier au CNRS, qui est devenu, affirme-t-il, depuis quelques années, un pôle avancé de ces idéologies. »

Etre noire en France…

Enfin à lire dans La Croix, ce témoignage de l’écrivaine d’origine malienne Aya Cissoko : « être noire en France »

« Dans un texte percutant, cette ancienne championne du monde de boxe, passée ensuite par Sciences Po, témoigne des discriminations liées à la couleur de sa peau. »

Impossible ici d’en reprendre l’intégralité. Mais retenons ce commentaire de La Croix : « ce qu’elle a à dire sur l’expérience d’être noire en France n’est pas pour plaire. Il va falloir accepter d’être bousculé, déplacé, décentré. Il va falloir écouter. »

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