Transformation des produits locaux : La pandémie freine les femmes

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Le groupement d’intérêt économique «Kalané», debout pour le travail en langue Bedik, a vu ses activités arrêtées avec l’apparition de la pandémie du coronavirus. Mme Maoudo Diop, présidente du groupement, explique qu’elles avaient commencé l’an dernier avec la poudre de pain de singe. Mais, cela n’a pas été rentable à cause de la pandémie qui «nous a contraintes d’arrêter nos activités». Elles ont été obligées de vendre à perte le produit qui était déjà transformé en grande quantité.
Jusque-là, ces femmes travaillent dans des conditions très difficiles pour ne pas dire rudimentaires. Elles ne disposent pas de lieu ou d’unité de transformation pouvant les permettre d’exercer correctement leur activité.
«On a besoin d’assistance pour nous permettre d’avoir ne serait-ce qu’un lieu approprié où travailler», plaide la présidente du groupement. «Pour former le groupement, explique la présidente, nous avons vendu nos biens.»

Elles souhaitent bénéficier des financements et autres projets et programmes de l’Etat qui visent à aider ou accompagner l’entreprenariat des femmes. La présidente renseigne d’ailleurs qu’elles ont déposé un projet de transformation de pain de singe, d’élevage et de transformation du fonio mais jusque-là, elles attendent d’être financées.

En plus des activités de transformation, ces femmes s’investissement dans l’agriculture comme la culture du riz, de l’arachide, du fonio mais aussi le maraîchage. Elles exhortent l’Etat à les accompagner à avoir des financements souples et rapides pouvant les accompagner.
Quid de la Délégation à l’entreprenariat rapide pour l’emploi des jeunes et femmes Der/Fj ?
«Ce programme n’est pas arrivé ici», précise Mme Maoudo Diop.

Le Quotidien

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