Élections régionales en France : à droite, le poison des alliances

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Ancien Premier ministre socialiste, Manuel Valls avait théorisé l’existence de deux gauches irréconciliables. Y aurait-il aussi deux droites au sein du parti Les Républicains (LR) ? Difficile de s’y retrouver à deux mois des régionales. En Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), le président sortant Renaud Muselier accueille sur ses listes des élus LaREM et se voit même proposer un accord avec la candidate de la majorité dès le premier tour.

Des stratégies locales qui amorcent la présidentielle 2022

Aux antipodes, en Bourgogne Franche-Comté, le candidat LR, Gilles Platret, vice-président du parti, vient d’officialiser l’arrivée sur ses listes de plusieurs élus Debout la France (DLF), parti de Nicolas Dupont-Aignant et allié de Marine Le Pen au second tour en 2017. Des stratégies locales différentes qui ont suscité des remous en interne. « Comment présenter un candidat LR contre Macron dans un an ? », s’interrogent certains en PACA. Le maire de Cannes, David Lisnard a d’ores et déjà prévenu : en cas d’accord de premier tour, il ne fera pas campagne pour son parti.

En Bourgogne Franche-Comté, deux responsables locaux du parti ont démissionné dénonçant une « droitisation ». « On est quand même passé du ni-ni de certains, à l’alliance avec des gens qui ont choisi Le Pen », s’alarme une petite main. « Psychodrame »,  répond la députée LR Annie Genevard, membre du conseil stratégique du parti :« ce n’est pas une alliance avec le RN »

Confusion avant les élections

Un poison des alliances qui met la direction LR dans l’embarras alors que le parti se met en ordre de bataille pour la présidentielle. Le parti planche d’ailleurs, au sujet de Renaud Muselier, sur plusieurs scénarios, dont le retrait de son investiture. « Rien n’est tranché, mais les électeurs ont besoin de clarté », insiste Annie Genevard.

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