TOUBA – Alioune Ndoye s’engage pour des solutions rapides

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Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, a effectué, hier jeudi, une visite au marché central aux poissons de Touba pour s’enquérir des conditions de travail des mareyeurs. Ces derniers ont saisi cette occasion pour soulever un chapelet de doléances liées au financement, à l’élargissement de la piste de débarquement mais aussi à l’amélioration de leurs conditions de travail. Le ministre a promis des solutions rapides aux problèmes des mareyeurs, mais aussi d’apporter des correctifs dans la gestion du marché central aux poissons.
C’est un chapelet de doléances qui a accueilli le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye, lors de sa visite au marché central aux poissons de Touba hier, jeudi 29 avril 2021. Cheikh Mbacké Niang, le secrétaire général des mareyeurs de Touba, explique : «nous avons un problème de financement des jeunes et des femmes car ils travaillent en prenant le poisson à crédit.

A cela vient s’ajouter la taxe de stationnement de 3000 F CFA sur les camions que nous jugeons élevée. Nous voulons également l’élargissement de la piste de travail. Si nous avons une cinquantaine de camions, nous ne pouvons pas faire correctement notre travail. Nous avons un problème de hangar pour nous protéger du soleil et des eaux de pluies. S’il y a du soleil, la glace fond et les frigos ne marchent pas». Et il poursuit : «nous voulons qu’on nous mette dans des conditions favorables».

Le ministre de la Pêche, dans sa réponse aux mareyeurs, a indiqué que «l’Etat a fait de gros investissements que sont les chambres froides, mais aucune chambre froide ne marche. Il y a d’autres problèmes liés à l’assainissement mais aussi à l’absence de pistes et le manque de financements qui ont été soulevés. Nous envisageons de trouver des solutions aux problèmes posés. Ceux qui doivent être réglementés, nous nous efforcerons de le faire et nous porterons également le plaidoyer lié à la bonne marche du secteur de la pêche».

Et Alioune Ndoye d’ajouter : «le mareyeur a besoin de camion pour travailler. C’est une doléance quirevient. Il s’agit de voir comment l’Etat peut les accompagner pour faciliter l’accès aux camions frigorifiques parce que ce sont des mareyeurs qui servent jusqu’au coin le plus reculé. On rappelle qu’il y a des programmes de l’Etat pour faciliter aux différentes organisations l’accès à ces camions. Il y a des vagues qui ont été livrées. Le Directeur de l’ANAME et ses collaborateurs rentrent d’une mission en Corée où ils étaient partis inspecter 55 camions qui doivent nous être livrés, avant leur embarcation». En ce qui concerne le financement, le ministre Aliou Ndoye soutient : «nous continuons à financer car les lignes ne sont pas épuisés sur l’usage de la glace et autres. Il y a souvent au niveau des collectivités locales un problème de ressources. Si on prend les infrastructures du département qu’on m’a confié, généralement, l’Etat investit et on prend cette infrastructure et on la donne en concession à la mairie ; parce que nous voulons que la mairie mette la main dans la gestion, dans l’entretien et dans le financement de l’infrastructure, parce qu’elle est une infrastructure socio-économique extrêmement importante».

Alioune Ndoye de souligner qu’«ailleurs, la mairie fait une concession à une organisation généralement à un GIE interprofessionnelle qui gère la chose. De ce que j’ai constaté partout où je suis allé, c’est qu’il y a un déficit sérieux d’entretien des infrastructures parce qu’il y a peut-être des ressources qui ne sont pas allouées à cela et même du matériels qui ne font pas l’objet d’amortissement.

Une machine est dépérie, il faut prévoir son remplacement. Il faut dans les recettes générées prévoir des fonds pour l’entretien et l’amortissement des appareils. Donc ici, quand la Directrice m’a expliqué, j’ai taquiné mon collègue maire pour lui dire d’inverser la composition des recettes pour aider davantage le marché. Un marché, dès qu’il prend en charge l’électricité, cela constitue une grande charge. Il est bon qu’on les accompagne de ce point de vue-là ; sinon, il y a une rupture entre le niveau de recettes qu’ils ont et les charges que réclame un si bel investissement. Il est imposant le marché central de poisson de Touba. Il est bon de l’entretenir».

ADAMA NDIAYE

SUDONLINE

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