Eco musée Peulh d’Agnam Godo : 2 milliards pour la valorisation des richesses des terroirs

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Le Chef de l’Etat Macky Sall a profité de sa visite à Agnam, pour procéder à la pose de première pierre de l’écomusée des Peuhls. Une entité ayant déjà enregistré une promesse de participation de 2 milliards de la part du président sénégalais, au nom de ses pairs d’Afrique L’objectif est de permettre la valorisation des différentes richesses de la culture Peuhl.

En lançant les travaux de cet espace culturel, le président Macky Sall permet à Agnam Godo d’avoir un musée, pour servir de  lieu de mémoire aux Peulhs. Cet endroit devra servir de trait d’union entre les pays africains, dont les Peuhls constituent un dénominateur commun, avec comme socle la promotion de la paix entre les peuples. C’est dans ce cadre, informe Dr Mamadou Alassane Ba président du comité de pilotage que Macky Sall a décidé de contribuer à hauteur de 2 milliards, au nom de ses pairs chefs d’Etat.

Au début poursuit Dr. Ba, l’idée était de mettre en place un centre d’enseignement professionnel, mais la conception a évolué pour donner un musée et beaucoup de localités étaient ciblées pour l’accueillir. Mais, « Agnam Godo ancienne capitale de la dynastie des Dényanké a été choisie ». Aujourd’hui, 4 hectares ont été mis à la disposition des initiateurs. Le Dr Ba est aussi revenu sur les trois audiences accordées par le chef de l’Etat, « qui a par la suite validé, lors de notre dernière rencontre, le projet ».  Il a en outre, évoqué les propos d’El Hadji Malick Gaye du Dg de l’Agetip, lors de cette audience qui soulignait que la première phase du programme se chiffre à 2 milliards, et porte sur la construction de salles d’exposition et de conférence, en plus de l’aménagement d’un grand hangar.

Ensuite avait poursuivi le Dg de l’Agetip, la seconde phase consistera à mettre en œuvre un scénario musicographique et les travaux s’articuleront autour de la mise en place d’expositions mettant en valeur les spécificités des «ethnies» Peuhls, qui sont éparpillées dans 28 pays africains.

Une entité différente des musées classiques

Pour M. Abdou Aziz Guissé directeur du Patrimoine, au ministère de la Culture et de la Communication, ces types de structures permettent de valoriser les potentialités du terroir, et sont différentes des « musées classiques seulement visités par des touristes ». Cette politique entre selon M. Guissé dans le cadre de la mise en valeur des richesses des terroirs. Il a en outre loué la mise en place de cet lieu qui demeure, une approche nouvelle dans la promotion des connaissances endogènes, et le plus important « on peut y tenir des sessions de formation et autres workshops, pour le bénéfice des populations » a dit M. Guissé.

Pour rappel, un  écomusée est une institution culturelle permettant de donner les fonctions de recherche, de présentation, de conservation et de mise en valeur d’un ensemble de biens naturels et culturels, sur un territoire, représentatif d’un milieu et des modes de vie qui lui sont rattachés. Ce programme est de  Tabital Pulaagu Sénégal, une association internationale dont les objectifs principaux sont la promotion du Peuhl, afin d’appuyer des programmes de développement socio-économique et culturel.  L’initiative a été validée en 2012, lors du congrès de Tabital Pulaagu International tenu à Bamako.  D’ores et déjà, parallèlement à l’avancée des travaux, des diverses sources et sites de collecte de données muséales, sont organisées en termes de patrimoine matériel et immatériel Peuhl et africain, à travers le monde pour équiper et alimenter le futur écomusée.

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