France: l’abstention au cœur des régionales et des départementales

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Ce dimanche 20 juin se tient le 1er tour des élections départementales et régionales. Des scrutins qui selon les instituts de sondage devraient être marqués par une très forte abstention : près de six Français sur 10 pourraient bouder les urnes. Comment l’expliquer ?

Il y a bien évidemment le Covid qui a perturbé la campagne électorale, limitant les meetings, porte-à-porte et autres réunions publiques. Mais selon Céline Braconnier, auteure de La démocratie de l’abstention, la désertion des urnes est désormais une habitude bien ancrée : « L’abstention tend à augmenter depuis un vingtaine d’années sur tous les scrutins, avec une accentuation de la démobilisation depuis 2017. Il y a une méfiance vis-à-vis de la politique, un scepticisme de plus en plus marqué par rapport à l’idée que la politique pourrait changer la vie des gens. »

Le RN, l’exception

Autre problème, le fossé qui se creuse entre les partis politiques et les citoyens qui se mobilisent, « gilets jaunes » ou marches pour le climat. Résultat, les jeunes et les classes populaires se déplacent de moins en moins pour soutenir un parti. À une exception près selon le politologue Benjamin Morel, le Rassemblement national : « C’est un électorat qui se mobilise plus qu’à son habitude pour des élections intermédiaires, avec un électorat plutôt populaire qui généralement est plus expansionniste. Ce qui peut signifier que c’est un électorat qui est susceptible d’arriver en masse en 2022. »

Et c’est d’ailleurs bien le pari de Marine Le Pen : remporter une ou plusieurs régions pour encore élargir son électorat en vue de la présidentielle.

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