CLOTURE DE LA 29ÈME ÉDITION DU FESTIVAL DE JAZZ DE SAINT-LOUIS – Le comité d’organisation prend date

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La 29e édition du festival international de jazz de Saint-Louis a été clôturée hier, dimanche 20 juin, dans la capitale du nord. En conférence de presse, le comité d’organisation de cet événement tenu cette année sous un format très restreint, avec seulement quelques artistes de renommée, tirant un bilan très satisfaisant, a annoncé que la prochaine édition se tiendra du 2 au 6 juin 2022.
Les rideaux sont tombés sur la 19e édition du festival international de Jazz de Saint-Louis. En conférence de clôture hier, dimanche 20 juin, les responsables de l’association Saint-Louis Jazz, structure à l’initiative de cette grande messe des mélomanes de cette musique afro-américaine ont tiré un bilan « largement satisfaisant » de cet événement qui a permis, selon eux, de sortir la vieille ville du silence dans lequel la pandémie du coronavirus l’a précipitée depuis l’année dernière. « Ce week-end de festival a vraiment permis à la ville de respirer un peu. Partout, il y avait de la musique et des files de personnes devant les portes des restaurants et lieux de culture. Cette ambiance se démarque de ce que nous avons vécu depuis 2019 ou la plupart des hôtels et restaurants étaient fermés, faute de clients puisqu’il n’y avait plus de touristes  », a assuré Me Ibrahima Diop, président de l’Association Saint-Louis Jazz qui précise que son association avait tablé sur une jauge de 800 personnes pour cette 29e édition. Par ailleurs, ce dernier a profité de cette rencontre pour annoncer que la prochaine édition du festival qui marque les trente ans de cet événement se tiendra du 2 au 6 juin 2022 prochain.

Présent également aux côtés de l’équipe de Me Diop lors de ce face-à-face avec la presse, le nouveau Directeur général de la Bicis, Bernard Levie a félicité le comité d’organisation tout en réaffirmant l’engagement de son institution à continuer de les accompagner. « La Bicis est extrêmement heureuse de soutenir cet événement emblématique», s’est-il réjoui. Malgré son format très restreint, avec seulement quelques artistes de renommée dont Awa Ly (franco-sénégalaise), le groupe Jamm Jazz, Vieux Farka Touré, le groupe Missal et le Baaba Maal, cette 29e édition du festival de Jazz de SaintLouis a été marquée par une forte affluence du public. L’institut Français où se sont tenus tous les concerts durant les trois jours de festival s’est révélé trop petit pour accueillir le public. Résultats, plusieurs fans se sont retrouvés coincés devant la porte de ce lieu, parfois même avec leurs tickets payés à l’avance, faute de place disponible. Premier artiste à montrer sur scène lors de la première journée de cette 19e édition, la chanteuse franco-sénégalaise Awa Ly en duo avec le guitariste Brahim Wone, a tenu en haleine pendant plus de deux tours d’horloge le public. «Je suis très heureuse, très touchée et pleine de gratitude d’avoir cette opportunité de monter à nouveau sur la scène du festival de jazz de Saint-Louis. J’étais là, il y a quelques années déjà, donc c’est un grand bonheur de jouer devant le public du festival venu en nombre mais aussi très participatif », a-t-elle confié après sa prestation.

L’INSTITUT «KORDABA» OU LES FILLES SONT INITIEES A LA KORA

A Saint-Louis, l’intervention de la fondation BNP Paribas et la Bicis Paribas aux côtés des acteurs locaux ne se limite pas seulement au soutien de l’Association Saint-Louis Jazz, structure organisatrice du festival. Le Groupe BNP Paribas intervient également aux côtés d’autres acteurs culturels pour les aider dans la réalisation de leurs projets au profit des populations de l’ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). Parmi eux, le célèbre griot et joueur de la kora, Ablaye Cissoko qui a ouvert un institut d’apprentissage de la kora pour les jeunes de Saint louis grâce à un partenariat avec la fondation BNP Paribas et la Bicis Paribas. Ouverte depuis 2015 dans le quartier Ndiolofène, cette école accueille un effectif de 14 enfants dont 6 garçons et 8 filles. Agés de 8 à 17 ans, la plupart de ces enfants n’ont rien à voir avec le milieu griot, groupe social auquel est très souvent associé la Kora. Interpellé sur cette démarche d’ouverture, Ablaye Cissoko explique que son objectif est de «rendre accessible la kora surtout aux femmes qui occupent une place de choix dans la fabrication de cet instrument au-delà de la croyance populaire  ». « Dans le processus de fabrication d’une kora mystique, on fait toujours appel à une fille vierge pour apporter la calebasse  », a-t-il révélé. Poursuivant son propos, il a par ailleurs indiqué que 99% des koras qui sont utilisées aujourd’hui ne sont pas fabriquées suivant un protocole mystique. Sous ce rapport, ajoute-t-il, « je ne vois pas pourquoi devons-nous continuer à interdire à nos filles l’apprentissage de cet instrument car, il est important que nous faisons la différence entre griot et artiste ».

De avis d’Ablaye Cissoko, au-delà des cours d’initiation, l’institut « Kordaba  » accueille très souvent des artistes étrangers qui viennent pour se perfectionner à la manipulation de la kora. Autre structure bénéficiaire du soutien de la fondation BNP Paribas et la Bicis, le Prytanée Charles Ntchororé de SaintLouis. Présent à Saint-Louis dans le cadre de ce festival, le directeur général de la Bicis a d’ailleurs profité de ce séjour pour rendre au Lieutenant-colonel Dièye, commandant du Prytanée, une visite de courtoisie au cours de laquelle il a assisté à une belle prestation musicale de l’orchestre de cette institution avec le groupe Jamm.

NANDO CABRAL GOMIS (ENVOYE SPECIAL)

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