Violences à l’école : “C’est normal, car le pays n’est pas normal”

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La multiplication des cas de violence à l’école n’émeut outre mesure Dr Ndéné Mbodj qui indexe l’environnement scolaire violent des élèves. 

La violence en milieu scolaire préoccupe les Sénégalais. Mais le professeur de philosophie de la communication à l’Ucad, ce dimanche dans “Remue-Ménage” sur rfm, trouve que c’est une situation logique, car le pays n’est pas normal au regard des bastonnades d’enseignants, des viol qui se succèdent en milieu scolaire.

Un dérèglement scolaire

“Il n’y a pas de recette miracle, le pays est trop violent, ce que les élèves voient est violent, ce qu’ils entendent est violent, leurs modèles sont violents, leurs idoles sont violents. On ne peut pas avoir autre chose. Les enseignants s’insultent publiquement, les référents ne sont pas normaux”, constate d’emblée l’auteur du livre « Le Sénégal des enlisements, critique d’un paysage politique”;

“J’ai vu les élèves déchirer leurs cahiers à Hann, une école d’élite, c’est là où on a fait mentir nos élèves devant le président de la République française. Celui qui est censé légiférer et donner la bonne orientation à l’élève qui fait dire à ce même élève là qu’il faut mentir…”, a-t-il poursuivi.

Ces faux référents

Autre argument frustrant, Dr Ndéné Mbodj de remettre au goût du jour ces 600 élèves maitres contractuels qui devaient passer l’examen sous Serigne Mbaye Thiam, et qui étaient, en dernière instance, ajournés pour tricherie.

“Vous imaginez ce qui a été fait avant dans ce même concours et les personnes qui ont été impliquées dans la tricherie ? Elles n’ont jamais été inquiétés”, a-t-il .

Même les cahiers des élèves sont des cahiers de la violence. Les références qui sont sur les pages de garde, c’est la boxe et la lutte. Les Sénégalais ne sont contents que lorsqu’il y a du sang, des bons coups de poing

Responsabilité est collective

Donc la responsabilité est collective, il faut qu’on assume ce que cette école a produite et ne piétinons pas très tôt nos enfants ou nos lèves, c’est trop facile”.

 

SENEGO

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