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Relations entre les Etats-Unis et les pays de l’Uemoa : Histoire d’une coopération

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Par Justin GOMIS – Les Etats-Unis ont beaucoup contribué au développement des pays africains, notamment de l’Uemoa. Malheureusement, les programmes de coopération économique mis en place par le pays de l’Oncle Sam sont méconnus des pays, même bénéficiaires. C’est le prétexte trouvé par Dr Jean-Marc Oulai pour étudier l’impact de ces investissements sur les exportations des pays bénéficiaires. Comme étude de cas, l’expert en intelligence économique du Centre diplomatique et stratégique de Paris, antenne de Dakar, a pris l’exemple de la Côte d’Ivoire qui est la locomotive économique de l’Uemoa. Dans son ouvrage intitulé Les relations de coopération économique entre les Etats-Unis et la Côte d’ivoire de 2014-2017 : Implication pour le développement de la Côte d’Ivoire, dédicacé ce samedi, Dr Oulai a tenté de comprendre pourquoi les pays bénéficiaires ne tirent pas profit de ces investissements. «Malgré cette pléthore de coopérations économiques mises en œuvre par la France en Afrique de l’Ouest, c’est plus de 450 ans de présence aux côtés des pays africains. Les Etats-Unis, c’est moins que ça. Malgré les apports de ces puissances  à l’égard des pays africains, pourquoi les choses n’avancent pas», se demande-t-il.

En fait, l’objectif général de cet ouvrage «est d’analyser l’impact des programmes de coopération économique des Etats-Unis sur le développement économique de la Côte d’Ivoire afin de faire des recommandations et de proposer des perspectives de solutions pour renforcer la promotion de coopération économique entre les pays». En faisant une étude comparative entre les différents modèles de techniques mis en place par l’Union européenne, la Chine et les Etats-Unis, cela lui a permis d’avoir une idée assez profonde des relations entre les grandes puissances et les pays africains. Dans ses recherches, la question genre n’a pas été occultée. M. Oulai pense que les femmes représentent aujourd’hui une cible qu’on pourrait intégrer dans les politiques économiques. Dr Alioune Dione, coordonnateur de la Cellule de planification du ministère de la Famille, de la femme et du genre, enchaîne : «Nous devons aller vers la diplomatie économique et culturelle. Nous ne devons pas être dans la logique d’assistanat. L’Agoa peut être une source de financement battue sur l’investissement et aller jusqu’à la création de l’emploi. Et l’Afrique peut saisir cette opportunité pour se développer.»

Par ailleurs, l’enseignant-chercheur a formulé des recommandations dans son ouvrage pour la promotion des relations entre les Etats-Unis et les pays africains. Selon lui, il faut repenser l’approche de coopération «que nous avions avec les Etats-Unis, car par rapport aux différentes mutations, les pays africains doivent savoir se repositionner». En outre, il a proposé des recommandations d’ordre spécifique comme la multiplication des modèles de relations comme l’Agoa, la Web, le Bil Ate, le Power Africa. En plus, il suggère de renforcer le rôle des diplomates sur les questions d’intelligence économique, de stratégique et de géoponiques. «Les diplomates, poursuit-il, ne doivent pas se seulement contenter de faire leur métier traditionnel dans le pays dans lequel ils sont accrédités. Ils doivent comprendre les enjeux stratégiques con­frontés par leur pays d’origine.»

Par ailleurs, l’expert-comptable financier suggère dans son ouvrage la signature d’un accord-cadre entre les Etats-Unis et les pays bénéficiaires. «Il faut aller vers le renforcement des capacités des femmes entrepreneuses africaines. A cause de l’inexistence de la société civile dans la coopération, on doit sensibiliser davantage les membres de la société civile sur les questions de diplomatie économique», propose Dr Jean-Marc Oulai.

justin@lequotidien.sn

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